Les 10 personnalités incontournables des NFT

Lécosystème des NFT, et en particulier celui de l’art crypto, est encore tout jeune, mais partout, ça bourgeonne. En quelques mois qui ont pu paraître des années tellement les choses vont vite, des milliers de projets sont nés, des artistes ont accédé à une notoriété internationale, des millions de dollars se sont échangés, et des communautés ont émergé.

Si l’histoire des NFT reste encore à écrire, certains personnages sont déjà entrés dans la légende. Artistes, investisseurs, inventeurs… des pionniers qui auront chacun à leur façon joué un rôle dans le lancement de cette révolution qui se propage à toute vitesse.

Voici les 10 personnalités incontournables des NFT.

Beeple

Le graphiste américain Mike Winklemann, alias Beeple, a gravé son nom dans les livres d’histoire de l’art le 11 mars dernier, en devenant le premier crypto-artiste vendu par une maison d’enchères traditionnelle, Christie’s.

Le NFT “Everydays – The First 5000 Days”, qui regroupe les 5000 œuvres postées par Beeple entre le 1er mai 2007 et le 21 février 2021 sur les réseaux sociaux, est parti pour la somme astronomique de 69 millions de dollars, faisant entrer directement son auteur dans le top 3 des artistes vivants les plus chers et au sommet des ventes record de NFT.

Si sa notoriété a explosé avec cette vente, Beeple ne venait pas de nulle part. Il s’était forgé une solide réputation dans le domaine du graphisme, réalisant des visuels pour des concerts, parmi lesquels ceux de Justin Bieber et Katy Perry.

En juin, il a lancé sa propre plateforme, we.new, sur laquelle sont vendus des “moments” de l’histoire populaire.

La première collection de ces “moments”, dont la vente a eu lieu début juillet, était consacrée à la victoire d’Andy Murray à Wimbledon en 2013. Le NFT principal, avec la vidéo de la balle de match victorieuse du Britannique, est parti à 177 777 dollars. Beeple devrait encore faire parler de lui

Pak

Personne ne sait qui se cache derrière l’avatar de l’artiste le plus emblématique du crypto-art, sorte de Daft Punk du NFT. “Le cerveau humain se souvient des visages en relation avec l’identité. Ne pas avoir de visage ni de physique m’aide à me définir avec des concepts plutôt qu’avec un visage et un corps”, déclarait Pak il y a quelques mois.

La notoriété de Pak trouve ses racines sur les réseaux sociaux. Dès 2015, il confie à une IA un compte Twitter baptisé «Archillect», la machine jouant le rôle de curateur.

Aujourd’hui encore, le compte publie des images de formes abstraites, de paysages urbains, de photographie de mode, ou encore des Gifs, unis par une atmosphère étrange et un style minimaliste.

Avec son projet Pak, l’artiste anonyme a imposé son style épuré, sa science de la 3D et du codage, sa maîtrise des réseaux sociaux et d’Internet et sa connaissance de l’histoire de l’art. Il est devenu une icône aux yeux des collectionneurs de NFT et a tapé dans l’œil des galeries d’art traditionnelles.

En avril dernier, Pak a été le premier artiste NFT vendu par Sotheby’s. Une vente lors de laquelle il a révolutionné la manière de proposer une œuvre au public, avec sa collection baptisée « The Fungible ».

Lors de la vente organisée par Nifty Gateway 3,080 acheteurs se sont partagés 15.000 NFT représentant des cubes, tous identiques.

L’acheteur ayant acquis le plus de cubes s’est vu attribuer l’œuvre unique “The Cube”, les autres se partageant d’autres œuvres.

Les ventes totales de la collection ont rapporté 16 825 999 dollars.

Fewocious

À tout juste 18 ans, Victor Langlois aka Fewocious incarne la nouvelle génération, celle née avec les réseaux sociaux. Ce teenager transgenre raconte à travers ses créations à la fois colorées et très sombres, voire cauchemardesques, son enfance compliquée.

Après avoir fui de chez ses parents à l’âge de 12 ans, il a été élevé à Seattle (Etats-Unis) par sa grand-mère venue du Salvador, qui n’acceptait pas son identité ni son envie d’être artiste, le couvrant de reproches.

Désormais libéré de l’emprise familiale, il a connu une ascension fulgurante. Il y a seulement un an, il vendait ses peintures en ligne pour quelques dizaines de dollars, et découvrait les NFT. Depuis, Fewocious a vendu plus de 3.000 oeuvres, notamment via des drops sur SuperRare et Nifty Gateway, qui lui ont rapporté plus de 16 millions de dollars.

En juin dernier, il a eu les honneurs d’une vente chez Christie’s, lors de laquelle cinq de ses oeuvres sont parties pour 2,1 millions de dollars.

En parallèle, l’artiste multiplie les collaborations, notamment avec la marque de vêtements numériques RTFKT Studios, et a de nombreux projets dans les tuyaux. L’avenir lui appartient.

3 œuvres de Fewocious
Œuvres NFT de Fewocious

Pranksy

Parmi les personnages emblématiques du monde des cryptomonnaies et des NFT, les “Whales” comptent parmi les plus fascinants. Ce surnom désigne les acteurs du marché possédant d’immenses ressources, et dont les décisions d’acheter ou de vendre sont capables de faire tanguer l’ensemble du marché.

Parmi ces “Whales” qui peuplent la blockchain, Pranksy est l’une des plus connues. Cet américain de 29 ans incarne l’explosion fulgurante du marché des NFT. Selon la légende, il aurait investi seulement 600 dollars dans divers projets, et surtout dans les NBA Topshot, parvenant à accumuler rapidement 9 millions de dollars.
Celui qui se définit comme “la whale du travailleur” rappelle qu’il n’a pas investi beaucoup au départ, et n’a pas fait partie de ceux qui ont acheté de l’Ethereum très tôt.

Pransky a lancé en janvier les NFT Boxes, qui contiennent une sélection de NFT que l’acheteur découvre après l’avoir achetée.

0xB1

On ne sait pas exactement qui se cache derrière ce pseudo. Ce que l’on sait en revanche c’est que ce trader – ou groupe de traders – détient un nombre colossal d’actifs crypto, notamment dans le domaine de la finance décentralisée (DeFi). Plus d’un milliard de dollars de transactions ont été effectuées via son wallet au cours des six derniers mois.

C’est en créant il y a un an une adresse Twitter, chose rare pour un investisseur de ce type, que 0xB1 s’est fait connaître d’un public plus large. «Les gens ont commencé à remarquer notre travail sur l’adresse Ethereum, et nous voulions communiquer avec la communauté, a expliqué un porte-parole au site The Defiant. Nous avons conscience que parce que nous sommes peut-être l’un des plus gros investisseurs de la DeFi, nos paroles et nos actions ont de la valeur pour les autres. Nous voulions donc saisir l’opportunité de formuler nos réflexions et nos conseils en direction de l’écosystème

Et 0xB1 est désormais bien investi dans le monde des NFT. En collaboration avec l’artiste Spongenuity, il a lancé récemment ses propres collectibles, les Spunks.

Ces derniers sont nés de la mission que s’est fixée 0xB1 : “burn them all”, brûler tous les acteurs néfastes pour la communauté NFT. Après avoir acheté une création de Lindsey Lohan pour la “brûler”, il a commencé à récupérer les Bunks, dont le code plagiait celui des CryptoPunks, pour en faire un feu de joie. Et c’est de ces flammes que sont nés les Spunks. Imposeront-ils leur style ? Affaire à suivre.

exemple de Spuns NFT
Quelques images des Spunks, une collection créée par 0xb1 et Spongenuity

Roham Gharegozlou

Impossible d’évoquer l’histoire des NFT sans parler de Roham Gharegozlou. Il s’agit en effet du fondateur de Dapper Labs, à l’origine des CryptoKitties, la première collection de NFT qui a su capter l’attention du grand public, dès novembre 2017.

Après ce premier essai réussi, Roham Gharegozlou et Dapper Labs ont lancé en juillet 2019 les NBA Topshots, en partenariat avec la ligue de basket américaine.

Cette version moderne des cartes Panini avec des vidéos de highlights à la place des photos, connait un succès phénoménal. Vendues exclusivement sur le site officiel et payables en dollars, les NBA Topshots ont attiré un grand nombre de fans de sport dans l’univers des NFT.

Elles reposent sur la blockchain Flow, créée pour l’occasion par Dapper Labs, dont les dirigeants craignaient de voir apparaître les mêmes problèmes qu’avec CryptoKitties, lancé à l’époque sur Ethereum. Le succès des crypto-chats avait congestionné le réseau, entraînant un ralentissement des transactions et une explosion des frais liés aux opérations. L’architecture de Flow a été pensée pour garantir que cela n’arrive pas.

Et parmi les blockchain qui se développent dans l’ombre de Bitcoin et Ethereum, Flow est l’une de celles qui semble en mesure de se faire une place au côté des deux mastodontes.

Les frères Winklevoss

Après avoir été pionniers dans les cryptomonnaies – ils ont acheté du Bitcoin dès 2012 – les Frères Winklevoss, connus du grand public comme les “méchants” dans le film The Social Network, qui relatait la création de Facebook, ont fait une entrée fracassante sur le marché des NFT.

Les jumeaux ont racheté en novembre 2019 la plate-forme d’échanges Nifty Gateway à d’autres frères jumeaux, Duncan et Griffin Cock Foster, faisant une nouvelle fois preuve de leur sens aiguisé du timing et de leur capacité à anticiper les tendances.

Car ce rachat a coïncidé avec l’explosion du marché des NFT au cours du premier semestre de l’année. Avec son modèle destiné au grand public – il est possible d’acheter des NFT, appelés “Nifties”, avec sa carte de crédit et sans avoir besoin d’acquérir des cryptomonnaies ou d’avoir un wallet – Nifty Gateway est devenu pour beaucoup la porte d’entrée vers le marché des NFT pour le grand public. Un peu comme Coinbase pour les cryptomonnaies en 2017.

Le site est notamment connu pour ses “drops” quotidiens d’artistes sélectionnés, qui attirent chaque jour des milliers de collectionneurs.

Si les ventes sur Nifty Gateway ont chuté de près de 94% depuis leur pic au mois de mars, reflétant ainsi la chute spectaculaire du marché après la phase d’euphorie, la plate-forme des frères Winklevoss semble bien positionnée pour la suite, restant de loin la première des plate-formes dédiées au crypto-art.

> Découvrez notre article sur les meilleures plateformes NFT !

Justin Sun

Voici l’un des personnages les plus controversés dans l’univers des cryptomonnaies et des NFT. Fondateur de la blockchain et de la crypto associée TRON, le Chinois Justin Sun est très actif sur les réseaux sociaux, où ses commentaires suscitent l’agacement de certains, qui voient en lui un opportuniste.

Car il fait régulièrement parler de lui en s’offrant des coups de pub, comme lorsqu’il avait dépensé 4,6 millions de dollars pour un dîner avec Warren Buffet.

Et le jeune homme, qui vient de fêter ses 31 ans, a pris le virage des NFT en dévoilant un fond destiné à acquérir des œuvres majeures valant plus d’un million de dollars.

Le 23 mars, il a acquis son premier NFT, une pièce de Beeple qu’il a payé 6 millions de dollars. Il avait ensuite été battu sur le fil par MetaKovan pour l’acquisition de l’œuvre de Beeple vendue par Christie’s.

Sur tous les bons coups, il a également acquis l’une des premières œuvres vendues par la plate-forme de NFT de Binance lancée fin juin, « Trois autoportraits » d’Andy Warhol, une adaptation en jeton non fongible d’une pièce de l’artiste américain.

Matt Hall et John Watkinson

En lançant les CryptoPunks, les deux fondateurs de Larva Labs ont frappé un grand coup, définissant au passage un modèle pour les “collectibles”, ces NFT représentant des personnages créés aléatoirement et se distinguant par différents traits qui en font des modèles uniques.

Les punks pixelisés, mintés au nombre de 10.000, ont été dans un premier temps offerts à quiconque possédait un wallet Ethereum.

Mis sur le marché de manière relativement discrète en 2017, les Cryptopunks ont profité du boom des NFT en ce début d’année, devenant la tête de gondole de ce nouveau marché.

Un statut consacré avec la vente par la maison d’enchères Christie’s d’un NFT représentant les portraits de 9 Cryptopunks, parti pour près de 17 millions de dollars.
Preuve supplémentaire de l’importance prise par les NFT de Larva Labs dans la Pop Culture, le rappeur, producteur et investisseur Jay-Z a modifié en juin sa photo de profil Twitter avec un Cryptopunk lui ressemblant. Une manière de promouvoir la vente aux enchères de son premier NFT chez Sotheby’s, une œuvre d’art réalisée pour l’anniversaire de son premier album, sorti il y a 25 ans.

Fort de son succès avec les Cryptopunks, Larva Labs a lancé le 3 mai dernier les Meebits, 20.000 personnages créés de manière aléatoire en voxels, que l’on peut comparer à des pixels en 3D.

Et il n’aura fallu que quelques heures pour que l’un de ces petits personnages se vende pour 1,43 million de dollars, les Meebits générant 133 millions de dollars de transactions pour la seule première semaine après leur lancement.

Un des Cryptopunks les plus rares de la collection

Trung Nguyen

Plutôt discret, le vietnamien Trung Nguyen est à la tête d’un véritable empire. Axie Infinity, souvent comparé à Pokémon, règne en maître sur la galaxie des jeux NFT.

Lorsqu’il a découvert CryptoKitties en 2017, Trung Nguyen est tombé sous le charme, possédant un moment près d’un millier de crypto-chats.

Au bout de quelques mois, alors que Pokémon Go connaissait un succès phénoménal, il décida de mettre des monstres dans son propre jeu sur blockchain.

Dans un univers baptisé le terrarium, les joueurs possèdent des créatures nommés Axies, qu’ils peuvent nourrir, faire dormir, laver ou se battre. Ils peuvent aussi les faire se reproduire pour créer de nouveaux Axies.

Surtout, les joueurs peuvent être payés pour leur activité sur le jeu. Dans certains pays, comme aux Philippines, jouer à Axie Infinity est devenu une activité à plein temps pour certains.

Aujourd’hui, c’est régulièrement la plate-forme qui réalise les plus gros volumes de transaction, tous types de NFT confondus.

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